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Eté 2004 : Le couderc de Corbières

 

Ce site a fait l’objet d’un premier chantier de jeunes volontaires bénévoles international en collaboration avec l’association « Etudes et Chantiers Espace Central » en août 2004, qui a permis le débroussaillage du site, la remise en état du puits, des bacs avec fabrication d’une calade.

Appelé le « couderc » ou le communal de Corbières, il est en réalité celui de plusieurs écarts car, sur le plateau, chaque propriétaire a, au XXème construit sa ferme sur ses terres (Corbières, Lachamp, La Barsolière, Chantegrel). D’un communal, il a les caractéristiques principales : bien commun, lieu de passage des troupeaux et des hommes ; quatre chemins (des « charreyres ») permettent l’accès à chacun des lieux-dits, mais aussi aux lieux de pâture, prairies et champs. Cependant le « communal » est plus exactement un « bien sectionnaire » qui désigne un terrain accessible à un ensemble d’ayant droits bien déterminé réunis en section de commune.

Les animaux peuvent également y paître ; ils peuvent aussi y boire, soit au retour de la pâture, soit en hiver comme autrefois où les animaux de l’étable étaient détachés deux fois par jour pour y aller se désaltérer.

Faire boire un troupeau, et plusieurs troupeaux successivement, à plus forte raison si ce sont des bovins, nécessite une certaine réserve d’eau disponible dans l’abreuvoir (ou la « bachasse ») lorsque l’eau courante l’alimente. Il fallait à Corbières créer cette réserve car l’humidité naturelle des bassins argileux n’y pouvait suffire. C’est certainement à la volonté commune des propriétaires du secteur de résoudre ce problème que l’on doit au milieu naturel du couderc de Corbières, la construction d’un puits-réservoir maçonné et équipé d’une pompe en bois, alimentée par deux conduites d’eau venant des écarts de Corbières et de Lachamp.

Avec l’alimentation en eau potable, l’installation des abreuvoirs automatiques et le défaut d’usage, on avait oublié l’abreuvoir sous la végétation envahissante.

 

La pompe à eau était autrefois un mécanisme nécessaire au bourg de Chaliers où l’eau était fournie uniquement par des puits. Aussi, savait-on fabriquer des canalisations en bois à l’aide d’un « abirou » (ou tarière). Le proverbe suivant avait aussi cours : « trauca, o vends ton abirou » soit « perce, ou vends ton abirou »...(double sens : « avance, ou tre-toi de là...)

La pompe à eau en bois a été fabriquée par François Hugon, jeune menuisier de la commune, qui a appris la technique de fabrication grâce aux conseils de Jean Chassang dont le père fabriquait les pompes à Chaliers.

 

 

Voici d'ailleurs les outils de Jean Chassang :

 
 

 

 

Les différentes étapes de la construction de la pompe :

 
 

Le Couderc avant travaux

 

 

 

 

 

 

L'installation de la pompe

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La pompe finie

 



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